Ras-le-bol des livres de régime pour diabétiques et des méthodes antidiabète !!!

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Il est un marronnier éditorial qu’il convient de dénoncer tant ses conséquences sur le grand public et son lectorat sont dramatiques, j’ai nommé : le livre de régime pour diabétiques et par extension la méthode révolutionnaire antidiabète.

Véritable poule aux œufs d’or des plus mal renseignés / intentionnés, le livre de régime pour diabétiques est une pépite de désinformation qui chaque année se vend à des milliers d’exemplaires au grand dam des diabétiques éclairés et des diabétologues qui se battent contre les préjugés qu’il véhicule.

Il en existe de toutes les sortes :

  • 35 douceurs toutes douces pour les doux diabidoubétichoux-diabétiques
  • Je suis diabétique, mais je me fais plaisir, nananère, tralala et prout
  • Énième guide de régime inefficace et culpabilisant pour diabétiques
  • Sans diabète, sans sucre, sans glucides, sans viande, sans lactose, sans gluten, sans caséine, mais avec mes antidépresseurs (adieu) !
  • Tu es diabétique de type 2 ? Eh bien mange correctement maintenant, grosse feignasse gidouillarde !
  • Comment j’ai vaincu mon diabète très facilement en déjouant les préceptes imposés par les médecins et les lobbies pharmaceutiques (lobbies = ordures = illuminati = Satan = chatons morts) !
  • Comment j’ai guéri mon diabète en faisant ce truc tout simple que tu découvriras à l’intérieur de mon livre à 39,95 euros seulement (promo exceptionnelle !).

Tous ces livres surfent sur l’idée que le diabète peut se guérir, ce qui est – exception faite de cas très spécifiques – malheureusement faux en l’état actuel des connaissances.

2 TYPES DE DIABÈTE QUI NE SONT PAS LOGÉS À LA MÊME ENSEIGNE

Pour bien comprendre les problématiques et autres amalgames soulevés par ce genre d’ouvrages, il convient de rappeler qu’il existe 2 principaux types de diabète.

_ Le diabète de type 1 (ou diabète juvénile), qui représente 6 % des cas de diabète, est une maladie auto-immune. Pour faire simple, le système immunitaire se réveille un jour et décide d’attaquer le pancréas en détruisant de manière irrémédiable les cellules sécrétrices de l’insuline. Ce processus est irréversible et la science n’a pas encore trouvé le remède efficace pour le contrer (même si des pistes semblent prometteuses du côté de certaines greffes…).

_ Le diabète de type 2 (ou diabète de la maturité), qui représente 92 % des cas de diabète, est une maladie qui s’installe sur le long terme et qui se traduit par deux phénomènes plus ou moins concomitants : une insulinorésistance des organes et une baisse de la production d’insuline par le pancréas. C’est une maladie sensiblement héréditaire influencée par des facteurs environnementaux tels le manque d’activité physique et une mauvaise alimentation (trop grasse, trop sucrée…).

Si le premier nécessite la mise en place immédiate de ce que l’on appelle une insulinothérapie (qui se traduit par de multiples injections d’insuline tout au long de la journée), la forme évolutive du second type requiert une stratégie plus complexe que l’on appelle l’escalade thérapeutique et qui s’adapte au malade au fil du temps.

L’ESCALADE THÉRAPEUTIQUE DU DIABÈTE DE TYPE 2 : À CHACUN SON RYTHME

Lorsqu’il est pris à temps, une activité physique, la pratique régulière d’un sport ainsi qu’une alimentation adaptée suffisent parfois à réguler le diabète de type 2 sur un laps de temps plus ou moins long. Si ces ajustements ne parviennent plus à faire baisser la glycémie du malade, il faut alors saisir le taureau par les cornes. Pour cela, les diabétiques de type 2 disposent d’une batterie d’antidiabétiques oraux et injectables qui se présentent sous la forme de cachets, gélules, injections… à combiner entre eux. Enfin, lorsque l’association de plusieurs de ces antidiabétiques oraux et injectables ne suffit plus pour combattre l’apparition d’hyperglycémies répétées, on passe à l’injection combinée d’insuline. Attention, la prise d’antidiabétiques ou bien d’insuline ne dispense pas de continuer à pratiquer des activités physiques, sportives et de correctement s’alimenter : bien au contraire ! Un effort plus intense et régulier peut parfois même permettre de revenir en arrière, comme par exemple d’éviter les injections d’insuline. Certains diabétiques peuvent ainsi descendre une marche et ralentir sensiblement l’escalade thérapeutique.

C’est justement dans cette brèche d’un diabète stabilisé que s’engouffrent sans vergogne ni recul les livres de régime pour diabétiques et leurs auteurs…

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Dessin de Vivi Lablonde, extrait de « Merci pour ce diabète » ! (c) Hugo Doc

LE DIABÉTIQUE, UNE CIBLE MARKETING COMME UNE AUTRE

Si l’on comprend immédiatement qu’un régime n’est d’aucun secours pour le diabétique de type 1 qui, quoi qu’il fasse ou qu’il mange, ne peut se passer d’injections d’insuline, les auteurs ont bien compris qu’ils avaient une carte à jouer avec le second type s’ils voulaient vendre des livres de régime ciblés (quitte à laisser le doute planer dans le titre de leurs ouvrages qui ne précisent jamais à quel type de diabétiques ils s’adressent spécifiquement… tant qu’on y est, autant ratisser le plus largement possible).

Pour ce faire, ils vont effectuer un raccourci entre maladie et glycémie, cette dernière étant la valeur physique permettant de contrôler la santé d’un diabétique (elle correspond au taux de glucose dans le sang). S’il peut arriver comme nous l’avons vu précédemment qu’un diabétique de type 2 traité de façon adéquate (par le respect d’une hygiène physico-sportive et alimentaire adaptée par exemple) puisse s’abstenir de tout médicament ou bien encore d’injections d’insuline du fait de l’obtention d’un taux normal de glycémie, cela ne veut absolument pas dire pour autant qu’il n’est plus diabétique. Il sera toujours diabétique, mais normoglycémique : sa maladie sera toujours là malgré l’observation de glycémies dans la cible telle que préconisée par les médecins. Point. On parle alors de rémission (« mon diabète est stabilisé »), en aucun cas de guérison (« je ne suis plus diabétique et ne le serai jamais plus, je suis libre, LIBRE ! »). Il existe de nombreux moments dans la vie d’un diabétique au cours desquels ses glycémies sont parfaites sans qu’il ne soit pour autant guéri. Il a de quoi s’en féliciter, mais ce n’est pas une raison pour baisser la garde pour autant.

En profitant ainsi d’un amalgame sémantique, les auteurs de livres de régime antidiabète dépossèdent les malades de leur maladie en leur promettant que la guérison sera libératrice et pérenne s’ils en font l’effort… Quelles conséquences pour les diabétiques et le grand public ?

LES CONSÉQUENCES DES LIVRES DE RÉGIME ANTIDIABÈTE

En surfant sans vergognes sur la culpabilité que peuvent ressentir les malades vis-à-vis de leur pathologie et de leur crainte de l’escalade thérapeutique, les auteurs déconstruisent le processus normal d’acceptation d’une maladie chronique en rendant cette dernière anecdotique et donc extérieure au diabétique de type 2. « Oh mais tout à l’air simple puisqu’il me suffit de suivre ce régime pour être totalement guéri ! » De fait, ils renforcent la crainte de l’état diabétique au détriment de son adhésion au quotidien.

Il ne faut pourtant pas avoir peur de l’escalade thérapeutique, ni la considérer comme un échec personnel : elle est au contraire le signe de l’évolution normale (mais non inéluctable) d’un diabète de type 2 et donc de son traitement. Si on peut dans certains cas interagir avec elle et descendre d’une marche (voire de plusieurs) au prix d’efforts personnels sur le long terme, cela ne s’applique pas de la même façon à tous les diabétiques de type 2 ! Penser qu’il existe une méthode curative miracle qui vaudrait pour tous est une terrible erreur et un faux-espoir dramatique donné aux diabétiques !

Pire que tout, associés aux préjugés très présents qu’ils concourent à alimenter, ces ouvrages peuvent promouvoir l’apparition de troubles du comportement alimentaire (anorexie, boulimie, orthorexie…) non sans graves conséquences pour la pathologie qu’ils sont censés combattre. Ces troubles sont d’ailleurs de plus en plus fréquents chez les diabétiques et à ne pas prendre à la légère.

À ce titre, le business autour de la diététique du diabétique de type 2 est très proche de celui, classique, de la minceur : à chaque année ses nouvelles modes, à chaque saison ses nouveaux experts et produits ! Qu’est-ce qui distingue le régime diabétique des autres au final ? Rien de plus que l’enrobage soi-disant médical qui lui sert de caution morale. Les régimes grand-public sont déjà des non-sens sur le papier (et cela est prouvé scientifiquement), ils le sont encore plus pour des malades parfois bien vulnérables. Il convient de le répéter une nouvelle fois : le diabétique, qui plus est de type 2, à moins d’être en surpoids et de le nécessiter pour des raisons de santé spécifiques, n’est pas au régime ! Il doit simplement manger équilibré, comme devrait le faire tout le monde. Changer ses habitudes alimentaires n’a rien à voir avec un régime : c’est adapter son mode de vie et cela n’est pas l’affaire de quelques semaines.

CETTE MALADIE M’APPARTIENT

Éditeurs, libraires, l’heure est venu de prendre vos responsabilités et en ce sens les malades comptent sur vous : en publiant des livres de régime spécifiquement destinés aux diabétiques, en vendant des méthodes « antidiabète » soi-disant révolutionnaires et en les mettant en avant sur vos comptoirs sans penser à mal, vous encouragez l’idée reçue d’un diabète facilement curable. Ce faisant, vous laissez croire au plus grand nombre que le diabétique (qu’il soit de type 1 ou de type 2) est responsable de son état et que son sort lui appartient. Cette idée qui paraît triviale sur le papier ne correspond tellement en rien à la réalité ni aux combats que doivent mener les diabétiques au quotidien !

Si activités physiques et alimentation équilibrée sont effectivement les deux nerfs de la guerre dans le traitement du diabète de type 2 (et par extension du diabète de type 1), le malade doit avant tout être correctement accompagné avec bienveillance et pertinence. Cela demande du temps, temps qui n’est pas celui inadapté et dangereux d’un soi-disant régime miracle antidiabète de trois semaines.

Vous ne pouvez pas être des experts en diabétologie (et personne ne vous le demande !), mais vous avez le pouvoir de changer l’image que l’on a de la maladie et d’aider ceux qui en souffrent.

Après c’est certain que proposer un livre qui aurait pour titre « Comment j’essaye de contrôler tous les jours mon diabète de type 2 en mangeant équilibré et en faisant du sport régulièrement comme devrait le faire l’ensemble de la population » c’est moins vendeur que « Ma méthode sensationnelle pour guérir le diabète en trois semaines ». Mais maintenant que vous savez, vous n’avez plus vraiment d’excuse…

En tant que malade en tout cas, je compte sur vous.


Quelques petits « replay » à voir et écouter à propos de Merci pour ce diabète !

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Pour écouter mon intervention du 14 novembre 2016 dans l’émission d’Ali Ribeihi Grand Bien Vous Fasse sur France Inter, c’est ici :

https://www.franceinter.fr/emissions/grand-bien-vous-fasse/grand-bien-vous-fasse-14-novembre-2016

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Pour revoir mon témoignage du 14 novembre 2016 dans le 1245 de M6, c’est ici :

https://m6info.yahoo.com/sant%C3%A9-sa-vie-avec-le-121200569.html

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Pour revoir mon intervention du 16 novembre 2016 dans le Magazine de la Santé sur France 5, c’est là :

http://www.allodocteurs.fr/emissions/le-magazine-de-la-sante/le-magazine-de-la-sante-du-16-11-2016_26060.html

Et pour finir quelques photos :

En compagnie de Anne Fagot-Campagna et Aline Perraudin (c) France Inter

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Sur la plateau du Magazine de la Santé (c) France 5

Sur le plateau du Magazine de la santé ! (c) Alban Orsini

Je suis Charlie

Reprise de l’article publié sur Culturopoing.

 La critique est Charlie.

En s’attaquant à Charlie Hebdo, à cette institution et à ce qu’elle représente, les terroristes islamistes s’en sont pris à la Liberté d’Expression. Au-delà de cette notion et de ce droit fondamentaux que l’on pensait intouchables en France, cet acte immonde et sanguinaire questionne le rôle de l’Art, celui des artistes et enfin le devoir des passeurs que nous sommes, nous autres, humbles critiques.

(Dans un coin de ma tête, j’ai sept ans. Il y a cette émission qu’est Récré A2, ses dessins animés, ses séries et bien évidemment Dorothée. Il y a aussi et déjà Corbier, Jacky et au milieu de tout ça un dessinateur aux lunettes rondes : Cabu. Je suis à sept ans et forcément encore aujourd’hui, un enfant des années 80).

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(c) Alban Orsini

L’Art est Charlie.

On peut dire que l’Art est ce qui reste lorsque le temps cède. Il est la voix du peuple, le cri de ceux que l’on entend peu ou que l’on bâillonne ; c’est un peu cliché, mais c’est vérifié et très expérimentable. L’Art est, avec la presse, l’un des supports les plus notables de la Liberté. Il dérange et la Liberté qu’il défend est à ce prix (elle n’est jamais confortable) : l’Art suscite le débat, questionne, fait réfléchir et à ce titre, il galvanise, cristallise, divise. Il détient tous les droits dans la mesure où le public qui le reçoit possède assez de recul pour en interroger les intentions à la lumière de l’expérience qu’il a du monde. Ce sont très justement ces interrogations que nous _ humbles critiques_ sommes censés mettre en lumière en prolongeant le dialogue entre l’artiste et le spectateur/auditeur/lecteur. Ce faisant, nous sommes des sortes de lanceurs de la forme tout comme nous attrapons au bond le fond : nous avons de l’énergie à revendre et nous essayons de l’utiliser à bon escient pour qu’encore résonnent les voix que ces artistes nous donnent à entendre.

(Cabu dessine avec un gros feutre. Il fait cela très consciencieusement en replaçant ces cheveux qui lui tombent constamment devant les yeux. Très vite et avec dextérité, il immortalise l’immense nez de Dorothée, ce qui est drôle, parce que la présentatrice emmènera partout ce dernier en voyage dans sa valise après ça, très exactement au milieu de ses chaussettes rouges et jaunes à petits pois. Grâce à Cabu, j’ai sept ans et j’apprends l’art de la caricature. Celui de forcer le trait aussi et de faire d’un défaut, un atout. C’est un peu cliché, mais c’est vérifié et très expérimentable).

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(c) Alban Orsini

La Liberté est Charlie.

En commettant cet acte effroyable, l’obscurantisme s’en est pris à ce que nous avons de plus cher : notre Liberté Individuelle. Cette dernière est des plus complexes puisque plurielle : liberté de ne pas être d’accord, liberté de rire, liberté de pleurer, liberté de hurler, liberté d’appartenir à un groupe ou de s’en défaire, liberté de croire ou non… Liberté d’être de mauvaise foi aussi, liberté d’être à côté de la plaque, liberté de n’avoir aucun goût, liberté d’être même un peu con et cela le plus souvent possible… En s’en prenant au symbole qu’est Charlie Hebdo d’un art transgressif, satirique et militant, le terrorisme nous affecte au plus profond de nous-mêmes en ébranlant un des piliers les plus importants et constitutifs de notre société, celui qui consiste en ce que nous sommes intrinsèquement : des libres penseurs. On a voulu museler l’Art ; mais l’Art n’est pas la seule voix des artistes : elle est la nôtre propre. En ce sens, attaquer les artistes de Charlie Hebdo (qu’on soit d’accord ou non avec leur Art) c’est s’en prendre directement à ce qui fait de nous des individus libres et responsables. Que serait un monde sans l’indépendance de l’Art et de sa critique sinon un monde aseptisé sans aucune personnalité ? Quelle pourrait y être notre voix ? Sur quoi pourrait-elle y résonner encore ?

(Je grandis avec dans la tête cette idée de Cabu selon laquelle le monde tout entier peut être, comme le nez de Dorothée, critiquable. Je grandis avec cette immense impression de liberté et cette idée vibrionnante selon laquelle la dérision et l’impertinence sont un langage, une voix tonitruante qui tout emporte. Je grandis avec cette confiance en un monde où tout est possible, je grandis avec cet espoir d’un combat qui passe par le rire, je grandis avec cette certitude que cet avenir est le mien et qu’il sera bien : c’est exaltant et je suis un peu un ado comme les autres après avoir été l’enfant qui regardait Cabu dessiner Dorothée qui lançait des programmes).

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(c) Alban Orsini

Notre futur est Charlie.

Et maintenant, comment devons-nous réagir face à ce qui vient de se passer et qui nous touche tous ?

En faisant tout simplement en sorte que notre futur soit plus que jamais Charlie.

C’est un peu cliché, mais c’est vérifié et très expérimentable. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant de croire qu’un monde pluriel est un monde plus riche. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant de cultiver ce qui rend chacun de nous si brillamment différent. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant de nous informer le plus possible pour mieux comprendre le monde qui nous entoure et défendre ce qui nous est cher. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant d’être curieux. Nous nous devons d’être Charlie en continuant d’être vigilant. Faire attention. Rester sur nos gardes. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant de hurler nos idées, par l’Art notamment, qu’elles réconfortent ou qu’elles dérangent. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant d’empêcher que la haine de l’Autre se banalise. Nous nous devons d’être plus que jamais Charlie en continuant de rire. Rire pour résister, rire pour exister, rire pour exciter et puis rire sur tout, rire pour rien. Et nous nous devons, nous _ humbles critiques_ d’être plus que jamais Charlie en continuant de faire vivre cet Art qui jamais, plus jamais, ne devrait être remis en question en tant que tel et pour que toujours tonne sur le monde, le cri grisant et fédérateur de la Liberté.

Dorothée par Cabu

Dorothée par Cabu

J’ai été, suis et serai Charlie.

(Je suis maintenant un adulte un peu bête et quand dans un coin de ma tête j’ai encore sept ans, les souvenirs qui remontent se retrouvent désormais salis à jamais, associés qu’ils sont à l’image d’un mince filet de sang qui s’écoule depuis le petit bureau incliné du génial dessinateur à lunettes qu’est Cabu. On m’a imposé cette image sans demander mon avis. On a corrompu à jamais l’enfant de sept ans que j’étais et ses souvenirs avec cette image de la mort qui s’invite brusquement et tâche l’Art. On a brisé ses rêves en passant : l’enfant de sept ans que j’étais n’est désormais plus certain de l’insouciance de cet avenir que je suis pour lui).

Alors au nom de tous les enfants de sept ans que nous avons été, au nom de tous les enfants de sept ans que nous sommes, au nom de tous les enfants de sept ans qui seront sur ce monde et pour tous ceux qui ont porté leurs voix, soyons plus que jamais Charlie.

Alban ORSINI

Salon du Livre de Boulogne Billancourt 2014

Voilà, le Salon du Livre de Boulogne-Billancourt 2014, c’est fini !

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Alban Orsini (c) AM

Ravi d’avoir pu vous rencontrer une nouvelle fois et d’avoir pu échanger avec vous : ces salons sont toujours pour nous de super moments d’échange et de partage.

Ce salon a également été l’occasion pour moi de vous présenter l’illustratrice d’Avec Maman, la talentueuse Vivi Lablonde, dont vous pouvez retrouver (entre autres) le travail sur son site Vivi Lablonde (clic) ainsi que sur le site de son projet personnel 3615 Réversible (clic) sur lequel elle vous propose de vous croquer tel que vous étiez à 15 ans et cela à partir d’une description que vous lui ferez.

Vivi Lablonde en pleine dédicace (c) Alban Orsini

Vivi Lablonde en pleine dédicace (c) Alban Orsini

Merci encore à tous pour ces merveilleux moments et à très vite !!!

Avec Maman version Noël 2014 avec gommettes de Noël ! (c) Alban Orsini

Avec Maman version Noël 2014 avec gommettes de Noël !
(c) Alban Orsini